Integrated NPI

integrated_npiLa société minière canadienne Royal Nickel Corporation et le groupe chinois Tsingshan, notamment impliqué dans la construction d’une unité de production en Indonésie, viennent d’annoncer qu’ils mettront en service la première usine intégrée de fonte de nickel produisant de l’acier inoxydable à partir de concentrés de minerais de nickel sulfurés. La différence entre la fonte de nickel (Nickel Pig Iron) et le ferronickel (FeNi) était de plus en plus difficile à faire compte tenu de l’utilisation progressive de fours tournants pour la réduction et calcination du minerai et de fours électriques pour sa fusion. Avec ce niveau d’intégration industrielle, le traitement de concentrés sulfurés permettra la réduction des coûts de fusion et de raffinage des coproduits. Si la mise en route de cette unité de production prévue pour la fin de l’année en Chine se concrétise et répond aux attentes de l’aciériste, alors les pays producteurs de minerai de nickel sulfuré tels que le Canada et la Russie pourront développer de nouveaux partenariats avec les unités de production chinoises, lesquelles sont de plus en plus intégrées dans la chaine de production d’aciers inoxydables. Une telle opportunité tomberait à point nommé pour l’Empire du milieu, au moment où d’une part, les sources d’approvisionnement du minerai oxydé se raréfient avec l’arrêt des exportations en provenance d’Indonésie et la volonté du gouvernement philippin de durcir la fiscalité minière et où d’autre part, le renforcement des capacités navales et de surveillance maritime en mer de Chine (donc d’acier inoxydable) s’intensifie.