Qui est POSCO ?

logo_poscoDepuis le montage innovant de la SMSP avec son partenaire Coréen, nous, Calédoniens, entendons souvent parler de POSCO, sans vraiment savoir ce que cette société représente. Alors oui, qui est POSCO ?

POSCO est un sigle désignant la société coréenne Pohang Steel Company. Anciennement connue sous l’appellation Pohang Iron and Steel Company, POSCO est une société multinationale de fabrication d’acier dont le siège est situé à Pohang, en Corée du Sud. Elle est également le partenaire de la SMSP dans le projet de l’usine de Gwangyang.

Son histoire remonte aux années 60, sous l’impulsion du Président coréen, Park Chung-Hee, qui avait l’ambition de développer une industrie sidérurgique locale, afin de permettre au pays une autonomie en matière d’acier, malgré le manque de ressource première.

Nonobstant le scepticisme des industriels nationaux ou étrangers, Park Tae-Joon a fondé POSCO, une joint-venture entre le gouvernement coréen et TaeguTec, inaugurée en avril 1968. Quatre ans plus tard, POSCO a commencé la mise en production et employait trente-neuf personnes.

En 1973, 1,03 millions de tonnes d’acier brut ont été produits. Une fois les travaux de l’usine de Pohang achevés en 1983, l’usine a atteint une capacité de production de 9,1 millions de tonnes d’acier brut. Grâce à la croissance constante de sa productivité et de son efficacité, POSCO devint en 1998, leader mondial en fabrication de produits sidérurgiques. Elle a été entièrement privatisée le 10 avril 2000.

En 2011, sa production était estimée à 39,1 millions de tonnes d’acier, ce qui la place au cinquième rang des plus grands producteurs d’acier au monde.

POSCO exploite actuellement deux aciéries intégrées en Corée du Sud, l’une à Pohang et l’autre à Gwangyang en partenariat avec la SMSP. Elle dirige également 25 filiales dans des domaines variés tels que : le BTP, l’architecture, l’informatique, la recherche, etc.

POSCO est également présente dans tous les continents à travers ses 23 filiales notamment à Hong Kong, en Chine, au Vietnam, en Thaïlande, au Japon, aux États-Unis, au Brésil, en Afrique du Sud, et bien sûr en Nouvelle Calédonie à travers sa participation de 49% dans la NMC.

Elle est cotée aux bourses de Séoul, New York, Londres et Tokyo.

Malgré la crise actuelle du secteur, POSCO a enregistré au premier trimestre 2015, un chiffre d’affaires de 6 575,5 milliards de wons, soit l’équivalent de 5,618 milliards USD et un bénéfice d’exploitation de 607,5 milliards de wons soit l’équivalent de 519,052 millions USD. Au 31 décembre 2014, elle employait 17 877 salariés.

Les actions de POSCO ont été affectées par la baisse de la demande chinoise ces dernières semaines, notamment celles de la bourse de New York qui ont enregistré leur plus grande baisse de près de 43% le 30 septembre dernier.

47 ans après sa création, on peut dire que POSCO a pleinement accompli les paris que se sont fixés ses dirigeants successifs. Aujourd’hui, POSCO est au cœur du développement économique de la Corée. Son parcours est indissociable de l’histoire et du succès de la croissance économique de ce pays. Ses dirigeants aiment à redire que c’est une « Success Story Company », construite à partir de rien, sans capitaux, sans technologie propre, ni d’expérience industrielle. A la tête de l’entreprise depuis 2014, Kwon Oh-Joon, Président Directeur Général, a déclaré cette année « durant les 50 dernières années, POSCO a accompagné et guidé avec fierté l’industrie sidérurgique de la République de Corée. 2014 a été une année capitale dans notre périple ambitieux pour devenir « POSCO the Great ». Nous avons fait de l’innovation une partie intégrante de nos activités. L’amélioration de notre compétitivité, de nos outils de croissance, des structures financières et la gestion optimale des infrastructures vont encore propulser la société dans une nouvelle ère de développement. »

Grâce au partenariat avec POSCO, la Nouvelle-Calédonie dispose aujourd’hui de 51% du capital de l’usine de Gwangyang.