Valoriser et optimiser

coulee_nickelPour contribuer au développement de la filière nickel en Nouvelle-Calédonie il convient bien sûr de privilégier la transformation locale génératrice de valeur ajoutée lorsque la ressource minière le permet. C’est le cas de l’usine du Nord adossée au massif du Koniambo, dont la SMSP détient 51% du capital de la co-entreprise Koniambo Nickel. Aujourd’hui reconnu comme un gisement de classe mondiale, le Koniambo justifie un investissement industriel d’environ 570 milliards de francs, tandis que le financement de la construction et la bonne fin d’execution du complexe industriel sont entièrement garantis par Glencore Xstrata. Pour contribuer au développement de la filière nickel, il convient également de favoriser le traitement du minerai subéconomique, d’une manière verticalement intégrée, sur les marchés porteurs. C’est le cas de l’usine de Gwangyang construite en partenariat avec l’aciériste POSCO, ce qui permet de supprimer les coûts d’intermédiation et donc baisser la teneur de refus. Il faut valoriser ces gisements et optimiser cette ressource, plutôt que de continuer à l’exporter sans retour de valeur ajoutée pour le territoire, jusqu’à ce que les teneurs commerciales fassent défaut et entrainent la disparition de l’entreprise. Sauver et créer ainsi des emplois non-délocalisables sur mine pour l’extraction d’un minerai trop pauvre pour pouvoir être traité localement, tout en s’assurant des débouchés commerciaux et sécurisant une participation majoritaire dans la production de valeur ajoutée issue de l’activité métallurgique. Valoriser et optimiser la ressource revient à miser sur la complémentarité de ces deux filières onshore et offshore, plutôt que sur l’écrémage et la dilapidation de la richesse du pays. Pour cela, il convient de s’appuyer sur le savoir-faire du personnel et sur la performance des outils de production, seuls vecteurs de succès.