Vases communicants

norilsk_plantEu égard aux chiffres du commerce extérieur, d’éventuelles sanctions économiques contre la Russie auraient un impact limité sur l’augmentation du cours du nickel. Ceci est d’autant plus vrai lorsque les flux commerciaux sont influencés par l’effet domino des vases communicants. 46% des importations chinoises de nickel raffiné proviennent de l’ex-union soviétique. L’année dernière, l’Empire du milieu importait 77 500 tonnes, essentiellement de Norilsk Nickel et tout naturellement son directeur général, Vladimir Potanin, se dit prêt à contourner d’éventuelles sanctions du monde occidental en accentuant ses relations commerciales avec les fondeurs et aciéristes chinois. Ces derniers seraient pour leurs parts contraints et ravis d’accepter l’offre russe car ils se trouvent privés depuis le mois de mars des importations de minerai indonésien pour la production de fonte. La production de métal russe tomberait donc à point nommé, ce que semblent confirmer de nombreux analystes. Selon Barclays, la demande chinoise devrait encore augmenter de 9% cette année après une consommation de 897 000 tonnes en 2013, soit la moitié de la production mondiale. Ce maintien de la croissance chinoise est confirmé par Vale. Avant son arrivée en Nouvelle-Calédonie, son directeur général, Murilo Ferreira, avait déclaré devant les professionnels réunis au Melbourne Mining Club que le déficit des Etats-Unis était bien plus inquiétant que les rumeurs sur une baisse éventuelle de la croissance chinoise.